ILS ONT LA PAROLE

Ils déménagent au Canada avec 4 chiens !

Prendre l'avion avec 4 chiens !

Fabien, Laure, leur petite fille et leur 4 chiens ont récemment déménagé au Canada. Ils nous racontent aujourd'hui le grand voyage. Vous pouvez suivre leurs aventures sur facebook et instagram : Version Orignal.  


Voici leur récit ! 

Et vous pouvez trouver  ici la vidéo de leur voyage  !

 

1. Réservations des billets d'avion

Sur la plupart des compagnies aériennes, les grands chiens (les nôtres font environ 20kg) peuvent voyager sur le même avion que leur maître, et sont transportés en caisse dans une soute spécifique, chauffée et pressurisée. C'est beaucoup plus pratique et économique que de les envoyer par fret.

Comme on a tous connus des histoires de valises perdues en transit, oubliées sur le tarmac, envoyées à Dubaï au lieu de New York, et parfois retrouvées quelques jours plus tard, on a voulu éviter le scénario d'horreur d'un chien perdu en correspondance. On a opté pour la tranquillité d'un vol direct. En plus, ça fait déjà 8h de vol, on n'a pas voulu leur imposer plus de temps en cage !

On a donc pris nos billets pour chiens avec Air Transat. Ils n'ont que 4 places pour animaux domestiques par vol, limité à 2 animaux par personne. Comme il nous fallait TOUTE la soute, nous avons d'abord appelé pour vérifier la disponibilité des places pour chiens sur le vol qui nous intéressait avant de réserver nos billets « humains » par internet. On a ensuite rappelé la compagnie pour réserver les places « animaux ». On a fait chauffer la CB à raison de 120euros/chien.

2. Matériel de transport

Pour suivre la réglementation IATA, chaque chien doit être dans une caisse de transport homologuée dans laquelle l'animal peut tenir debout et se retourner. Pour nos chiens de taille moyenne, ça fait déjà de GRANDES cages - dimensions extérieures de 102x75x65cm … à multiplier par 4, ça fait un certain volume!^^

On a opté pour des Varikennel PetMate Achetées d'occasion sur le Bon Coin et MarketPlace parce que neuf, ça coûte un bras ( toujours à multiplier par 4, hein!).

On a installé des carrés de mousse et du vetbed dans le fond des cages pour le confort et l'absorption d'éventuels oublis.

Pas d'eau ni de nourriture autorisée dans la cage, on laisse seulement une gamelle accrochée à la grille, qui peut être remplie d'eau depuis l'extérieur par la compagnie en cas de long retard par exemple.

Pour renforcer la solidité des caisses, on a rajouté des serre-flex aux quatre coins de la caisse et autour de la grille d'entrée. On avait prévu des sangles mais ce n'était pas nécessaire, la compagnie aérienne rajoute systématiquement deux sangles sur la largeur et la longueur.

3. Préparation des chiens

Comme on vadrouille beaucoup avec nos chiens, ils ont l'habitude de passer de temps en caisse. On a quand même renforcé positivement le fait d'être dans ces cages-là dans les semaines précédent le transport : en les nourrissant dans les caisses, en les laissant à disposition dans le salon comme lieu de repos, etc.

Les tranquillisants sont interdits sur le vol. On a tenté un traitement naturel aux fleurs de Bach dans la semaine précédant le départ, même si il est difficile de juger si ça a vraiment eu de l'effet.

Pour Tinga, notre mamie-chien qui n'aime pas les longs séjours en caisse et qui est très attachée à moi, j'ai rajouté un T-shirt avec mon odeur et son panier préféré.

La veille du départ, on a donné une ration de croquettes plus importante, baignant dans l'eau, pour booster l'hydratation. Le matin, rebelotte avec une poignée de croquettes et de l'eau. Puis sur le chemin vers l'aéroport, on s'est arrêtés une grosse demi-heure pour emmener les chiens courir, se promener, et faire tous leurs besoins.

Côté réglementation, le Canada ne demande aucune quarantaine, il suffit de posséder un certificat de vaccination antirabique à jour et d'avoir prévu un certificat de bonne santé signé d'un vétérinaire.

4. Le départ : organisation à l'aéroport et enregistrement des bagages

Cette partie là était haute en couleur. Ça faisait beaucoup trop d'êtres vivants, de cages et de bagages pour nos 4 petits bras. Et beaucoup trop de bazar pour tenir dans un taxi ou dans le tram Rhône-Express. Heureusement, les amis et la famille sont là !

Ils n'étaient pas trop de 4 accompagnants à l'aéroport. Pour emmener tout le monde, il a fallu réquisitionner le Trafic des copains, ainsi qu'une voiture 5 places.

L'organisation : Rdv à 8h45 à la maison pour tout charger, arrêt au Parc de Miribel pour la balade des chiens, et arrivée à l'aéroport à 10h30, soit 2h30 avant le vol, qui décollait à 13h. Pas d'accro : malgré quelques embouteillages, le timing est respecté.

A l'aéroport, on a choisi la facilité - payée à prix d'or – du dépose-minute. On remet les roulettes des caisses et on prend 3 chariots pour les bagages. On garde les chiens en laisse pour retarder au maximum la mise en cage.

Au comptoir d'enregistrement, on bloque une file pendant environ 30 minutes. Il y a du boulot : enregistrer nos six bagages et éditer les cartes d'embarquement, certes, mais aussi vérifier les carnets et certificats des chiens, remplir des documents et étiqueter les cages avec plein de stickers (« This way UP », « live animals », nom du chien, nom du maître, compagnie et vol, autorisation de nourrir et abreuver si besoin, etc). Tout au long des manip', les agents au sol sont adorables avec les toutous et impressionnés par leur calme.

Ensuite, la compagnie nous laisse jusqu'à 1h30 avant le départ pour refaire un tour hors de l'aéroport avant de les enregistrer définitivement. Dernier air frais, dernier pipi et hop dans les caisses. On les dépose au tapis des bagages hors dimensions et encombrants. Un par un, ils disparaissent sur le tapis roulant. On a un boule la boule au ventre quand même.

5. Le vol

Une fois les chiens déposés, tout se passe normalement. Contrôles de sécurité (on n'a même pas été embêtés par la présence bizarre de 12 roues amovibles, une gamelle et 4 laisses dans nos bagages à main), contrôle de douane, tentation des duty free shop, attente en salle d'embarquement, montée dans l'avion, bagages à main dans les compartiments à bagage, etc.

Le chef de cabine est venu nous confirmer que les chiens avaient tous embarqué. Pour preuve, on nous remet des coupons qui étaient attachés à chaque cage. Bon, techniquement, il avait perdu un coupon, mais nous a rassuré sur le fait qu'il y en avait bien quatre. ^^

Pendant le vol, impossible de les voir ni les entendre. On a quand même une grosse pensée pour eux à chaque trou d'air et dans les zones de turbulence. On se dit régulièrement que, pour eux, sans plateau repas, ni toilettes, ni écran télé, le temps doit sembler beaucoup plus long...

6. L'arrivée

Notre angoisse, c'était d'être coincés des heures dans les files d'attentes à l'arrivée, autant de temps supplémentaire à attendre pour les chiens. On s'était prévu des places à l'avant de l'appareil – pas de bol, ce jour là, la sortie s'effectue par l'arrière !

Dans la navette, on aperçoit les cages qui sortent de la soute, en équilibre sur des tapis roulants très pentus. Glurps.

On fonce dans les couloirs, enfant sur les épaules, pour passer rapidement les vérifications de passeport. Pour activer le PVT, on fait un passage par le bureau d'immigration, mais tout se passe de manière rapide et fluide. Quand on arrive aux tapis à bagages, les chiens sont déjà là, sur le côté, dans la zone « bagages hors dimension ». Ils ont l'air d'aller bien. Seul détail bizarre : le panier d'Hopla, qui était au sol au départ, est maintenant à la verticale contre la paroi et la caisse est éraflée. On pense que la cage a fait un roulé-boulé. Pauvre miss !

Le plus dur reste à faire : pousser et tirer les 2 chariots à bagage blindés à bloc et les 4 cages. En les empilant et en les attachant l'une à l'autre, on improvise un « petit train » qui roule doucement mais tranquillement vers notre dernière étape : l'inspection sanitaire. Là, on fait la queue une dizaine de minutes (Les chiens commencent à couiner de plus en plus, la tension monte et la fatigue commence à tomber, on a vraiment hâte). L'inspection elle-même se passe sans problème : vérification des certificats, coup d’œil aux chiens, payement des frais d'inspection et une aide bienvenue pour couper toutes les sangles et serre-flex.

Ca y est, on a le feu vert, on reprend notre train de bagages et on pousse tout ça vers la première sortie possible, où on peut enfin ouvrir les portes et emmener les chiens dans le premier mini carré de pelouse disponible.

7. Et après ?

Après l'urgence des premiers pipis et de la première gamelle d'eau, on a rapidement ré-embarqué la troupe dans le pick-up d'un ami pour fuir la ville et poser les bagages dans un chalet en pleine cambrousse, qu'on avait réservé sur AirBnB.

Indispensable : avoir prévu un mode de transport à l'arrivée ! Aucun taxi ni bus n'aurait pu nous prendre avec nos 4 chiens et nos 4 gigantesques cages. Et pour caser humains, chiens et bagages dans un même véhicule, il ne fallait pas plus petit qu'un pickup Nissan V8 Titan (Le nom vous donne une idée de la taille du Monster Truck).

Prévoyez aussi l'achat de l'aliment à l'arrivée. Les chiens ont faim après ce long voyage, mais il est interdit d'importer au Canada de la viande ou des produits à base de viande comme les croquettes. Pour aller plus vite, notre ami avait acheté à l'avance 2 sacs de croquettes repérés préalablement sur le site internet de la chaîne Mondou. Malheureusement, la transition alimentaire est un peu abrupte, mais pas bien le choix, à moins de retrouver exactement la même alimentation à l'arrivée.

Il est marrant de constater que les chiens aussi subissent le décalage horaire. Ils ont faim et sommeil complètement en décalé. Encore aujourd'hui, 3 jours après notre arrivée, dès que la petite se réveille à 4h30 du matin à cause du jetlag, l'ensemble de la meute se met à frétiller d'excitation pour sortir, manger, démarrer la journée.

A noter : Il est parfois difficile de se loger avec un chien, de nombreux propriétaires refusent les animaux de compagnie à leurs locataires, et ils en ont le droit. Le refus des chiens dans les locations, les hôtels, les restaurants, etc peut se révéler très handicapant, il faut bien anticiper ce point. Certaines municipalités limitent aussi le nombre d'animaux par foyer. On a ainsi découvert qu'à Montreal et Quebec, il est interdit de posséder plus de 3 chiens. Heureusement pour nous, le petit village de Sacré-Coeur où nous avons décidé d'aller vivre n'a pas ce genre de limitation, on n'a donc pas eu à tirer à la courte-paille et on a pu emmener tout le monde ! Ouf !

0 commentaires